LE MASQUE ET LA STATUAIRE Fang-Béti

 


Le Masque et la Statuaire <<Fang-Béti>> sont taillés dans du bois, un bois naturel sans aucun traitement artificiel préalable, en dehors de son choix et d'un séchage également naturel. Ensuite ils sont taillés entièrement à la main par l'artisan qui est nécessairement un initié, c'est du fait de cette dernière qualité que le Masque et la Statuaire recevront un esprit et prendront vie, la transmission de celle-ci s'étant réalisée tout au long de leur fabrication, qui aura durée de nombreuses semaines, des mois, voire des années entre les mains de l'initié.
Fabriqué par des artisans initiés, le Masque et la Statuaire <<Fang-Béti>> ne sont pas des objets de la vie courante, leur production est loin d'être une production industrielle et leur existence est intimement liée à des traditions et à des rites culturels qui caractérisent la culture du peuple <<Fang-Béti>>.
Par ailleurs, Fabriqué à l'aide du bois naturel, le Masque et la Statuaire <<Fang-Béti>> sont fragiles dans leur nature. Leur durée de vie étant ainsi fonction à plusieurs paramètres parmi lesquels on peut citer, le degré d'humidité du milieu dans lequel il existe, et même le degré et la qualité de précautions prises pour les conserver.


Abbatage d'un arbre dans la forêt équatoriale (Congo)


Un autre danger menace l'existence du masque de bois Fang-Béti.Il s'agit de l'exploitation industrielle et systématique, aveugle et parfois sauvage de la forêt équatoriale d'Afrique. En effet, l'exploitation forestière commerciale emporte et détruit tout sur son passage, y compris les essences à l'aide desquelles les artisans initiés fabriquaient nos masques et nos statuettes, car s'il est vrai qu'on peut faire du feu de tout bois, il n'est pas pas vrai que l'on peut fabriquer un masque ou une statuette en bois à l'aide de n'importe quel arbre.


Sculpture sur défense d'éléphant (Cameroun)

L'autre danger, et peut-être arrêtons-nous ici cette triste énumération, c'est celui que représente les chasseurs systématiques d'objets culturels africains. Venant des pays à forte économie financière et monétaire, où l'appréciation et la consommation des objets culturels, ont créé un puissant et fructueux marché de commercialisation de ces valeurs, ces chasseurs viennent ratisser les forêts, les villages, les cases et les maisons secrètes d'Afrique, les dépouillant ainsi de quelques objets culturels qui y existent pour les emporter en Occident où l'avidité du gain a même favorisé et créé l'existence des réseaux de copies qui prospèrent aujourd'hui hors d'Afrique sans vie véritable.

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