L'Art et le corps

- Le corps est la première maison de l'homme
- A l'intérieur se trouve tout ce qui bouge En surface tout ce qui bouge et à l'extérieur tout ce qui fait bouger. (M. OTTU Mengong vieillard pahouim)
- l'architecture traditionnelle se définit comme un corps humain, elle s'affirme donc invisible (ésotérique) visible (mécanique) et prévisible (organique).
- Le jeune homme d'Oveng porte en sa "surface" visible, le code de son intérieur et de son extérieur. Ses parures, son allure, sa culture, sa stature, constituent une façade qui définit généralement l'architecture au premier abord.
- Au fil du temps, cette façade de l'homme Fang-Béti à été travaillée par des métissages intérieurs et extérieurs, évoluant ainsi vers un paysage où le contemporain écrase le patrimoine.
- Ainsi en est-il de l'architecture dite traditionnelle soumise au regard comme un fruit évolutif, et qui ne se limite pas à la façade.
Elle se comprend aussi à l'intérieur et à l'extérieur.
La coiffure africaine
La coiffure capillaire est considérée non seulement comme l'ornement le plus précieux du corps en tant que première parure accordée à l'homme par la nature, mais aussi comme siège de la force du pouvoir et de la magie.
Marqué par un souci d'esthétique, caractérisé par la variété des styles et leur raffinement, l'arrangement de la chevelure est réglé par un code établit en fonction du statut social et familial des individus.
Coiffures, chapeaux, tenues vestimentaires et bijoux sont autant de signes qui permettent au membre d'un même groupe de se connaître , de se communiquer.
Les styles de coiffure et des couvre-chef ont voyagé au cours des siècles, passant d'un pays à l'autre, d'une ethnie à l'autre sans doute ne sont-ils plus soumis aussi rigoureusement à un code, ce qui expliquerait qu'on puisse trouver tant de variétés réunies dans un seul pays. La coiffure africaine , si elle a perdu son caractère symbolique, reste cependant un art bien vivant.
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